Le soleil de Soufouroulaye avait rendez vous ce samedi 27 à La Fouillouse pour le vide-greniers, la chaleur en moins et la foule en plus.
Dès 5h30 les matinaux étaient au rendez-vous contrariant ceux qui pensaient déballer leur marchandise tranquillement ! Jamais les rues du villages n'avaient connu de tels embouteillages à cette heure matinale, mais il est vrai que les bonnes affaires n'attendent pas le levé du soleil !
Toute la matinée c'était la grande foule le long de la rue St Just et place du marché le stand du comité de jumelage attirait de très nombreux acheteurs. Par cette belle journée de samedi ensoleillée Jacques le spécialiste de la buvette distribuait cafés, boissons fraiches et viennoiseries.
Pour cette nouvelle édition sur un site "new look", le comité avait placé sur presque 500 mètres de trottoirs plus de 110 exposants.
On a beaucoup marchandé, on a beaucoup discuté, on a beaucoup parlé du Mali à l'ombre des tilleuls, ce n'était pas la palabre de Soufouroulaye mais il y avait à coup sûr autant de monde qu'au marché de Somadagou le dimanche matin !.
A la fin de la journée si la fatigue était bien là, les sourires l'emportaient largement.
Une belle ambiance, beaucoup de convivialité et une bonne opération pour les caisses du Comité de Jumelage.
Rendez vous dans deux ans ...!
Le blog officiel du Comité de Jumelage - Coopération entre La Fouillouse et Soufouroulaye au Mali
Comité de Jumelage-Coopération La Fouillouse-Soufouroulaye
Un partenariat de développement décentralisé au Mali
La commune de La Fouillouse (voir son site officiel) proche de Saint Etienne dans la Loire, France, s'est engagée depuis 1986 dans un jumelage-coopération avec Soufouroulaye, commune de SIO au Mali.
Chacune des deux communes a confié à un comité de jumelage, dans le cadre d'une délégation de maîtrise d'ouvrage, l'animation et la gestion de cette coopération.
notre courriel : jumelage-soufouroulaye@orange.fr
notre compte Facebook : Comité de Jumelage-Coopération La Fouillouse-Soufouroulaye
La commune de La Fouillouse (voir son site officiel) proche de Saint Etienne dans la Loire, France, s'est engagée depuis 1986 dans un jumelage-coopération avec Soufouroulaye, commune de SIO au Mali.
Chacune des deux communes a confié à un comité de jumelage, dans le cadre d'une délégation de maîtrise d'ouvrage, l'animation et la gestion de cette coopération.
notre courriel : jumelage-soufouroulaye@orange.fr
notre compte Facebook : Comité de Jumelage-Coopération La Fouillouse-Soufouroulaye
mardi 7 octobre 2014
lundi 22 septembre 2014
allo Soufouroulaye le 1 septembre
Il ne pleut pas suffisamment.
La pluie s'est arrêtée. L'hivernage a débuté le 4 juin et depuis cette date il est tombé en 21 jours seulement 445mm de pluie. Une année normale se situe autour de 1000mm.
Il faut garder espoir pour septembre et octobre.
Les inondations de la partie basse du village de Youré ont eu pour conséquence d'arrêter les travaux de surcreusement du puits du centre du village. Malgré la margelle le puits est submergé la saison des pluies interdit de poursuivre les travaux qui reprendrons donc en mai 2015. Pour les mêmes raisons la reconstruction des maisons détruites ne peut être entreprise qu'après la saison des pluies les gens vivent donc dans la famille ou sous des tentes.
La clôture du jardin d'enfants est terminée.
Grâce à certaines subventions du gouvernement les prix des intrants ont baissé, les villages de Soufouroulaye et de Youré ont pu acquérir plus de sacs, 45 au lieu des 40 prévus.
Une excellente nouvelle, enfin la moto-taxi de Boussoura est en exploitation ! Elle transporte régulièrement des villageois vers les marchés, ou à Sévaré.
La rentrée des classes est prévue entre le 15 septembre et le 1 octobre.
Le centre de santé traite de nombreux cas de paludisme mais heureusement il n'est pas questions pour l'instant du virus Ebola dans la région.
La pluie s'est arrêtée. L'hivernage a débuté le 4 juin et depuis cette date il est tombé en 21 jours seulement 445mm de pluie. Une année normale se situe autour de 1000mm.
Il faut garder espoir pour septembre et octobre.
Les inondations de la partie basse du village de Youré ont eu pour conséquence d'arrêter les travaux de surcreusement du puits du centre du village. Malgré la margelle le puits est submergé la saison des pluies interdit de poursuivre les travaux qui reprendrons donc en mai 2015. Pour les mêmes raisons la reconstruction des maisons détruites ne peut être entreprise qu'après la saison des pluies les gens vivent donc dans la famille ou sous des tentes.
La clôture du jardin d'enfants est terminée.
Grâce à certaines subventions du gouvernement les prix des intrants ont baissé, les villages de Soufouroulaye et de Youré ont pu acquérir plus de sacs, 45 au lieu des 40 prévus.
Une excellente nouvelle, enfin la moto-taxi de Boussoura est en exploitation ! Elle transporte régulièrement des villageois vers les marchés, ou à Sévaré.
La rentrée des classes est prévue entre le 15 septembre et le 1 octobre.
Le centre de santé traite de nombreux cas de paludisme mais heureusement il n'est pas questions pour l'instant du virus Ebola dans la région.
Vides-greniers du 27 septembre
Le vide-greniers du 27 septembre est complet, nous aurons plus de 100 vendeurs !
Nous attendons la foule des visiteurs....
Le beau temps doit être de la partie
Cette journée de convivialité est un temps fort de la vie du comité de jumelage, un jour essentiel pour notre budget.
merci à tous de votre présence
Nous attendons la foule des visiteurs....
Le beau temps doit être de la partie
Cette journée de convivialité est un temps fort de la vie du comité de jumelage, un jour essentiel pour notre budget.
merci à tous de votre présence
vendredi 29 août 2014
l'actualité au Mali
** conférence de paix à Alger
La reprise des négociations entre les rebelles du Nord et le gouvernement de Bamako est prévue en principe pour le 1 septembre.
Les six principaux groupes armés du Nord ont signé à Ouagadougou une déclaration commune en vue de mettre fin à leurs divisions, afin de présenter un front uni à Alger.
Le MNLA, le HCUA, le MAA, le MAA dissident, le CPA, le CM-FPR sont tombés d'accord sur des revendications communes.
Le document affirme que les mouvements s'engagent à arrêter "les hostilités et toute forme de violence" il affirme que les signataires s'engagent à lutter pour que l'Azawad (le Nord Mali) soit enfin régi par un statut juridique conforme à ses spécificités dans l'intérêt supérieur de toute ses composantes...
La reprise des négociations entre les rebelles du Nord et le gouvernement de Bamako est prévue en principe pour le 1 septembre.
Les six principaux groupes armés du Nord ont signé à Ouagadougou une déclaration commune en vue de mettre fin à leurs divisions, afin de présenter un front uni à Alger.
Le MNLA, le HCUA, le MAA, le MAA dissident, le CPA, le CM-FPR sont tombés d'accord sur des revendications communes.
Le document affirme que les mouvements s'engagent à arrêter "les hostilités et toute forme de violence" il affirme que les signataires s'engagent à lutter pour que l'Azawad (le Nord Mali) soit enfin régi par un statut juridique conforme à ses spécificités dans l'intérêt supérieur de toute ses composantes...
dimanche 17 août 2014
Jardin d'enfants
Le jardin d'enfants n'avait jusqu'à présent aucune infrastructure, comme il se trouve le long du goudron les risques étaient importants.
Le comité construit donc cette année une clôture qui permettra de sécuriser le lieu.
| clôture du jardin d'enfants |
| les travaux de construction de la clôture |
vendredi 15 août 2014
La Force Noire
A l'occasion des commémorations du débarquement en Provence en aout 1944 les médias se font échos du rôle prépondérant des troupes coloniales engagées dans la reconquête du sud de la France et de l'Europe. Cette action militaire de grande envergure fut un grand succès avec les prises rapides de Toulon et de Marseille.
Les troupes coloniales, "Les Tirailleurs Sénégalais" ou "Force Noire" constituaient le fer de lance des troupes engagées.
Zoom…
Les « tirailleurs sénégalais » sont un corps militaire appartenant à l’armée , constitué au sein de l’empire colonial français en 1857 et dissous en 1960. Ils combattent aux Dardanelles puis participent à la prise du fort de Douaumont en 1916 et au Chemin des Dames en 1917. En 1944 ils sont à Bir Hakein puis débarquent en Provence. Ils sont engagés ensuite dans les conflits coloniaux (Indochine, Algérie) Le recrutement se fait par réquisition ! (pas d’état civil = pas de conscription) Les pensions de tous ces soldats sont « gelées »à la date de l’indépendance de leur pays. En 2007 le parlement français vote la revalorisation des pensions des soldats des ex colonies.
Jacques Des Roseaux --président fondateur-- du Comité de jumelage-coopération, nous raconte une rencontre humaine d'une grande intensité lors d'un de ces nombreux voyages au Mali :
La Force Noire
Au cours de l’un de mes premiers séjours au Mali, j’ai eu la chance de faire une rencontre étonnante. En parcourant le labyrinthe des ruelles de Saré-Mala, superbe village de pêcheurs non loin de Soufouroulaye, l’instituteur qui me servait de guide tenait absolument à me présenter « quelqu’un »
Le mystérieux personnage nous attendait effectivement, assis sur le seuil de sa maison, chevelure grise, oeil vif et boubou bleu.
« Soyez le bienvenu, me dit-il, vous êtes ici chez vous. Je me nomme Ibrahim Keita et je connais la France ».
Devant mon étonnement, il se leva et m’invita à entrer dans sa maison. Dans la pénombre, il me tendit un petit livret sorti précautionneusement d’une vieille boite métallique. Il s’agissait d’un livret militaire confirmant que le Tirailleur de 1ère classe Ibrahim Keita, « présumé né en 1922 » avait servi en 1944 et 1945 au 28ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais au cours de la campagne d’Italie, puis participé au débarquement de Provence avant de participer à la reprise de Toulon.
Comment imaginer avoir un jour la chance de rencontrer l’un des 140 000 « Tirailleurs Sénégalais » (issus en fait de toute l’Afrique de l’Ouest et d’une partie de l’Afrique Equatoriale) ayant participé à la libération de la France entre 1940 et 1945 ? Près de 24 000 d’entre eux ne reverront jamais l’Afrique et dorment sous quelques pelletées de terre de France, d’Italie ou d’Allemagne.
Mais quelle ne fut pas ma surprise en remarquant un cadre poussiéreux suspendu au mur de terre de l’unique pièce de la maison, une authentique croix de guerre y était pieusement conservée sur fond de citation à l’ordre de l’Armée. « ça, me dit-il, c’était mon oncle, le frère de mon père. Il a participé à la bataille de Reims, en 1918. Il est porté « disparu », et cette médaille reste le seul souvenir. Que la terre de France lui soit légère ! » Ousman, l’oncle d’Ibrahim, était donc l’un de ces 135 000 Tirailleurs Sénégalais qui, aux côtés des soldats Français, Malgaches, Magrhébins, Indochinois et autres, ont connu l’enfer des tranchées, de la mitraille, de la boue, du froid…et mille autres souffrances. Ils faisaient partie de ce que l’on appelait « La Force Noire »
Tout comme Ousman, 30 000 d’entre eux sont « Morts pour la France », sans compter les très nombreux blessés ! A méditer alors que nous célébrons le 100ème anniversaire de la Guerre de 1914, et le 70ème anniversaire du débarquement en Normandie…
Respectueux et admiratif, j’ai posé deux questions au Tirailleur de 1ère classe Keita : Quel est votre meilleur souvenir de soldat ?
« J’ai vu la mer ! Jamais je ne me suis senti si petit ! » me dit-il.
Et le plus mauvais souvenir ?
« Les godillots ! Quel calvaire, pour nous qui avions l’habitude de marcher pieds nus, que de
chausser ces épouvantables brodequins cloutés règlementaires….Mais on se fait à tout ! » Sur le pas de la porte, avant de nous séparer, une ultime question : et maintenant, qu’est-ce qui vous ferait le plus plaisir ?
« J’aimerais revoir la France "
Les troupes coloniales, "Les Tirailleurs Sénégalais" ou "Force Noire" constituaient le fer de lance des troupes engagées.
Zoom…
Les « tirailleurs sénégalais » sont un corps militaire appartenant à l’armée , constitué au sein de l’empire colonial français en 1857 et dissous en 1960. Ils combattent aux Dardanelles puis participent à la prise du fort de Douaumont en 1916 et au Chemin des Dames en 1917. En 1944 ils sont à Bir Hakein puis débarquent en Provence. Ils sont engagés ensuite dans les conflits coloniaux (Indochine, Algérie) Le recrutement se fait par réquisition ! (pas d’état civil = pas de conscription) Les pensions de tous ces soldats sont « gelées »à la date de l’indépendance de leur pays. En 2007 le parlement français vote la revalorisation des pensions des soldats des ex colonies.
Jacques Des Roseaux --président fondateur-- du Comité de jumelage-coopération, nous raconte une rencontre humaine d'une grande intensité lors d'un de ces nombreux voyages au Mali :
La Force Noire
Au cours de l’un de mes premiers séjours au Mali, j’ai eu la chance de faire une rencontre étonnante. En parcourant le labyrinthe des ruelles de Saré-Mala, superbe village de pêcheurs non loin de Soufouroulaye, l’instituteur qui me servait de guide tenait absolument à me présenter « quelqu’un »
Le mystérieux personnage nous attendait effectivement, assis sur le seuil de sa maison, chevelure grise, oeil vif et boubou bleu.
« Soyez le bienvenu, me dit-il, vous êtes ici chez vous. Je me nomme Ibrahim Keita et je connais la France ».
Devant mon étonnement, il se leva et m’invita à entrer dans sa maison. Dans la pénombre, il me tendit un petit livret sorti précautionneusement d’une vieille boite métallique. Il s’agissait d’un livret militaire confirmant que le Tirailleur de 1ère classe Ibrahim Keita, « présumé né en 1922 » avait servi en 1944 et 1945 au 28ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais au cours de la campagne d’Italie, puis participé au débarquement de Provence avant de participer à la reprise de Toulon.
Comment imaginer avoir un jour la chance de rencontrer l’un des 140 000 « Tirailleurs Sénégalais » (issus en fait de toute l’Afrique de l’Ouest et d’une partie de l’Afrique Equatoriale) ayant participé à la libération de la France entre 1940 et 1945 ? Près de 24 000 d’entre eux ne reverront jamais l’Afrique et dorment sous quelques pelletées de terre de France, d’Italie ou d’Allemagne.
Mais quelle ne fut pas ma surprise en remarquant un cadre poussiéreux suspendu au mur de terre de l’unique pièce de la maison, une authentique croix de guerre y était pieusement conservée sur fond de citation à l’ordre de l’Armée. « ça, me dit-il, c’était mon oncle, le frère de mon père. Il a participé à la bataille de Reims, en 1918. Il est porté « disparu », et cette médaille reste le seul souvenir. Que la terre de France lui soit légère ! » Ousman, l’oncle d’Ibrahim, était donc l’un de ces 135 000 Tirailleurs Sénégalais qui, aux côtés des soldats Français, Malgaches, Magrhébins, Indochinois et autres, ont connu l’enfer des tranchées, de la mitraille, de la boue, du froid…et mille autres souffrances. Ils faisaient partie de ce que l’on appelait « La Force Noire »
Tout comme Ousman, 30 000 d’entre eux sont « Morts pour la France », sans compter les très nombreux blessés ! A méditer alors que nous célébrons le 100ème anniversaire de la Guerre de 1914, et le 70ème anniversaire du débarquement en Normandie…
Respectueux et admiratif, j’ai posé deux questions au Tirailleur de 1ère classe Keita : Quel est votre meilleur souvenir de soldat ?
« J’ai vu la mer ! Jamais je ne me suis senti si petit ! » me dit-il.
Et le plus mauvais souvenir ?
« Les godillots ! Quel calvaire, pour nous qui avions l’habitude de marcher pieds nus, que de
chausser ces épouvantables brodequins cloutés règlementaires….Mais on se fait à tout ! » Sur le pas de la porte, avant de nous séparer, une ultime question : et maintenant, qu’est-ce qui vous ferait le plus plaisir ?
« J’aimerais revoir la France "
Le puits de Youré
Malgré les pluies abondantes les travaux du puits de Youré ont avancé rapidement et le chantier est presque terminé. Il reste a finir la margelle et le pourtour anti bourbier.
Inscription à :
Articles (Atom)